Jean Marc Quarin
Le salon des Outsiders du guide Quarin, le premier salon des vins de Bordeaux dont le goût est supérieur à ce que l’étiquette laisse paraître. Edition 2014.
Salon des outsiders 2014 avec Jean Marc Quarin


Chronique Chronique 179

  • LES VINS QUE J’AI CHOISIS POUR LE SALON DES OUTSIDERS  (suite).
  • DECOUVERTE : LA REGALONA CHILI, présent en avant-première au salon des Outsiders

18 novembre 2014

Chers lecteurs,

VVoici la suite de la présentation des vins que j’ai choisi pour représenter les Outsiders au salon les 21 et 22 novembre prochains.
Deux remarques :
-    vous noterez une forte présence des vins de Pomerol. Et pas des moindres. Je parle de ceux situés sur le plateau argilo graveleux et non pas sur les sables du bas ou de l’autre côté de la N89.
-    Alors que les 2012 se profilent finement charnus et hédonistes et les 2011 plus réservés, souvent plus profonds et encore tanniques, j’observe la disponibilité de nombreux 2010 très complets et incontournables. Attention : il n’est pas sûr que vous puissiez les acheter encore l’an prochain.

Alors rendez-vous vendredi à partir de 15 h jusqu’à 22 h et samedi de 10h30 à 19h30 au 8 rue Valois, 75001 Paris ( prenez vos billets avec 25 % de réduction avec le code QUARIN14 sur le site http://www.lesalondesoutsiders.com ). Nous pouvons aussi nous rencontrer jeudi soir au restaurant Laurent ou samedi soir pour le dîner de clôture avec 30 vignerons et 30 vins au Fouquet’s. Détail sur demande.
Dans l’attente de partager ce bon moment avec vous.

Bien cordialement.

Jean-Marc Quarin

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Suite de la rive droite

Cantenac, Saint-Emilion
Dans l’univers de Saint-Emilion, ce cru est à part. il cultive surtout la douceur tactile et fait passer l’envie d’avaler avant les prouesses de la corpulence : son fruité est éclatant. Dernière notation : 2011 (15,25). J’attends de regoûter 2010.

Laroze, Saint-Emilion grand cru classé
Les idées reçues ont la vie dure ! Trop de bordelais et avec eux les critiques qu’ils alimentent croient que Laroze n’a qu’un sol sableux. Ils en oublient ce qui ne se voit pas, l’argile dans le sous-sol. Certes pas partout, mais suffisamment pour distinguer ce cru en rondeur, avec de la mâche (argile) tandis que la partie plus sableuse fluidifie le déroulé de la stimulation. Vous comparerez Laroze à Grand Pontet, situé plus haut à mi- coteau, sur des sols calcaires.  Que fait donc le calcaire ? Certes il peut rendre la trame plus chic, mais il retarde aussi l’accès au plaisir. Dernières notations de Laroze : 2010 (16,75), 2009 (16,5), 2011 et 2012 (16).

Martet, Ste Foy de Bordeaux
Ce vin 100 % merlot brille par son équilibre et la forte note plaisir qui se dégage de sa construction. On peut y accéder jeune à condition de le trouver sur le marché ! Très connu dans les restaurants belges grâce à son dynamique propriétaire Patrick De Conninck, le voici présenté à Paris. J’espère qu’il y en aura à la boutique éphémère du salon pour l’emporter à la maison ! 2012 (15), 2011 (15,75), 2010 (16).

La Mauriane, Puisseguin Saint-Emilion
16 pour le 2011, 16,5 pour le 2010, le 2009 et le 2005 ! Ce cru n’en finit plus de surprendre. Il viendra au salon sans avoir plus rien à vendre. Seule alternative, ne pas manquer la vente en primeurs des 2014 que Pierre Taix chérit. Si les mérites de ce cru vous échappent encore, ne manquez pas le dîner de clôture au Fouquet’s. Le 2004 (16,25) tient la dragée haute à nombre de crus classés. Il brillera sur le filet mignon de veau rôti.

Moulin Haut Laroque, Fronsac
L’Outsider n° 1 de la rive droite présentera son 2011 (16), un délicieux 2004 (15,5) et un 2010 (16,75) de légende. Voyez sur mon compte Facebook ( accessible même si vous n’êtes pas sur Facebook https://www.facebook.com/jmquarin ), l’article du journal l’Express confirmant mes dires sur la profondeur de ce vin.
Le Prieuré, Saint-Emilion grand cru classé
Situé à côté de La Clotte, ce cru présente une mystérieuse sensation de race tant il associe la solidité du corps à une texture tannique fine. Depuis que le propriétaire de château Latour à Pauillac a pris des parts dans le cru, une nouvelle équipe technique apporte ses compétences. Je vous recommande la grâce du 2011 noté 16,75 versus la puissance du 2010 (16,75). On le goûtera le jeudi 20 novembre dans le beau dîner d’ouverture chez Laurent (me contacter).

Reynon rouge et blanc, Bordeaux
Le rouge reste un pilier de cave. Avec l’adjonction de petit verdot, il a gagné en puissance ces derniers millésimes. Le blanc, 100 % sauvignon, est quant à lui devenu plus doux en se parant d’un court passage en bois inconnu à ses débuts. Il reste la référence des Bordeaux blancs en dessous de 10 euros.

Vray Croix de Gay, Pomerol
Qui l’eut cru ? Alors que tout semble verrouillé à Pomerol, voici que cette propriété dont les parcelles se situent tantôt à côté de Le Pin et Trotanoy, tantôt à côté de Lafleur, vient bousculer la hiérarchie. Cette observation n’a sans doute pas échappé à l’équipe de château Latour dont le propriétaire a pris des parts dans pareil trésor. 2011 (17-17,25), 2010 (17). Ce dernier vin sera servi au dîner de clôture du samedi 22 novembre (me contacter).

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Rive gauche

Arnauld, Haut-Médoc
Je vous invite à venir rencontrer Franck Bijon, son vinificateur. Au milieu des années 1990, il vinifiait La Tourette, un très bon Pauillac dont les terres ont été rachetées depuis par château Latour. Noté 16,25 en 2009 et 2010, puis 16 en 2011, ce cru plein, au goût de fruits noirs et sans angle tannique s’installe en tête du Haut Médoc. Que donnera le 2014 avec le nouveau chai ?

Branon, Pessac Léognan
Voici un des crus les plus petits (2 hectares) de Pessac Léognan, mais aussi un des plus talentueux. Il possède un goût unique, avec beaucoup d’éclat et une grande race dans sa présentation tactile. Le 2010 (18,5) est prodigieux. Le 2012 (17) a un charme fou.

Capbern Gasqueton, Saint-Estèphe
Le travail entamé à Calon Ségur sur l’augmentation de la part du cabernet sauvignon dans l’assemblage se retrouve à Capbern. Le 2012 noté 15,5 se rapproche du 2010 (15,75). Deux vins superbes à moins de 15 euros H.T. Je rappelle que Vincent Millet, maître d’œuvre de la qualité, animera un atelier sur le cabernet sauvignon avec une verticale de Calon Ségur.

Clauzet, Saint-Estèphe
Depuis 2001 je loue le parcours sans faute de ce cru. Souvent réservé jeune et donc pas à la mode, il convient de prendre du temps pour le laisser s’ouvrir. Une preuve ? Le délicieux 2006 (16) qui fera merveille samedi soir dans le dîner de clôture sur le filet mignon de veau.

Clos Floridène rouge et blanc, Graves
Le vin blanc est l’Outsider n° 1 dans cette couleur. Depuis 2006 tous les millésimes sont notés au-dessus de 16. Les derniers millésimes de rouge sont un peu plus moelleux, un peu plus larges en bouche grâce à l’augmentation du pourcentage de merlot dans l’assemblage, mais aussi de cabernet sauvignon issu de zones plus graveleuses que calcaires. 2010 (16) est mon préféré.

Haut Bergey rouge et blanc, Pessac Léognan
Quel chemin qualitatif parcouru par ce cru depuis 2000 ! Dans son ascension Haut Bergey a gagné la note fumée propre à l’AOC. Le 2010 (16,25) domine toute la production. 2012 (15,75) plait pour son équilibre et sa touche finement crémeuse au palais. Le blanc 2012 (16) sauvignonne au nez tandis que sa bouche joue sur le registre soyeux et un brin tannique à la fois.

Le Sartre rouge et blanc, Pessac Léognan
Jusque-là je ne le goûtais pratiquement qu’en primeurs. Une récente verticale m’a permis de comprendre que René Leriche, son propriétaire, ne ménageait pas ses efforts pour la qualité de son cru. En rouge, je note le 2009 et 2010 à égalité (15,5) et 2012 juste derrière (15-15,5). Ce sont des vins finement charnus, parfumés, aux tannins fins, au style très Pessac Léognan, en douceur plus qu’en puissance. Les progrès concernent aussi le vin blanc. Le 2012 (15,5) signe la plus belle réussite de la propriété. Un vin adoré par les stagiaires ce mois-ci.

Clos Manou, Médoc
Faut-il encore présenter l’Outsider n° 1 du Médoc ? On me parle même de lui dans mes visites à La Conseillante ou Cheval Blanc. Tout est délicieux depuis 2004. Il faut 10 ans pour qu’un cru devienne connu. Alors attendez vous à entendre de plus en plus de louanges. 2011 (16,75) est incontournable. A 20 euros la bouteille, c’est un choc !

Haura, Graves
Après Reynon et Clos Floridène rouge, voici Haura et son terroir de graves argileuses. Un vin tout en distinction tactile, au parfum de cuir mouillé et de fruits noirs. Ma dernière dégustation du 2010 (16) m’a laissé des lumières dans les yeux.

Meyney, Saint-Estèphe
Lui aussi a besoin de temps pour se révéler et fondre son austérité positive. 2010 (16,25) est le meilleur millésime du cru depuis le millésime 1986. Nous goûterons du 2003 en magnum au dîner d’ouverture chez Laurent jeudi soir.

Pibran, Pauillac
Voici le cru qui monte dans le Médoc. La semaine dernière je n’ai pas pu distinguer le nez du 2011 de celui de Pichon Baron ! Depuis que l’élevage s’est allongé en 2006, que peu à peu le pourcentage de bois neuf à l’élevage augmente et que le cabernet sauvignon prend l’avantage sur le merlot dans l’assemblage. 2011 (16,25), ce cru s’envole. Ne manquez pas le superbe 2009 (16,75). J’ai choisi le 2006 pour représenter les Outsiders chez Laurent jeudi soir. Il sera servi sur un homard sauce au vin rouge.

Du Retout rouge et blanc, Haut-Médoc
2010, noté 15,5, le plus grand millésime du cru sera là. A 12 euros T.T.C., il sera une des plus belles affaires du salon. Décanté, il offre une sapidité et un fondu de tannin inconnus auparavant dans ce cru. Pour mémoire le vin blanc, noté 16 en 2011, 15,5 en 2012 et 2013, contient du sauvignon gris, du gros manseng, du savagnin et de la mondeuse blanche. Le subtil 2011 sera servi au dîner de clôture samedi soir.

Seguin, Pessac-Léognan
Que dire de plus sur l’Outsider n° 1 à Pessac Léognan, si ce n’est que le 2012 (16) se boit déjà ! La force du cru est de combiner adroitement le fond et l’hédonisme. Tout est très bon depuis 2005, avec un 2010 de légende (16,75).

Siran, Margaux
Le cru a beaucoup progressé depuis 2005. Il a gagné en chair et en précision tannique. C’est du Margaux avant tout avec plus d’arômes que de corps.  2010 noté 15,75-16.

Tour Haut Caussan, Médoc
Ce Médoc historique plait pour l’éclat de son fruité et sa corpulence toujours maitrisée. Le 2009 (15,5) est encore en vente à 13 euros T.T.C. à la propriété.

Tronquoy Lalande, Saint-Estèphe
Depuis 2009 ce cru imprègne au paysage viticole médocain un style unique où la puissance s’allie au raffinement sur un fond de fruits noirs tout aussi exceptionnel. Tronquoy Lalande ira loin en goût et en prix. Ne tardez pas. Ne manquez ni le 2011 (16,25), ni le 2010 (16,75).

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Les crus invités hors de Bordeaux

Cascadais, Corbières
On doit cette réalisation à Philippe Courian, aussi propriétaire de Tour Haut Caussan. Il faut venir goûter ses vins et le solliciter sur son immense expérience.

Chante Cocotte, Pays d’Oc
Chante Cocotte est le nouveau venu parmi les vins du sud qui comptent. Comme tous les propriétaires novices Régis Franc pose les bonnes questions, au Sud, à la qualité, aux merlots, aux sachants déclarés. Il en débattra au cours d’un atelier le samedi entre 12h et 13h. Ce vin 100 % merlot  oblige à l'excellence pour éviter tous les pièges aromatiques des lieux solaires. 2012 (16,5) est le vin le plus complet de cette jeune pousse à suivre.

Découverte : La Régalona 2012, Chili, 17
Souvenez-vous, en 2002, Arnaud Escourou, basé à Ventenac Cabardès dans l’Aude pulvérisait les scores en me présentant La Régalona Cabardès, assemblé avec 50 % de cabernet sauvignon et 50 % de syrah. A 12 euros la bouteille, l’affaire était royale. Malheureusement son projet très prometteur a été stoppé net en 2005. Un matin, il a retrouvé ses cuves vides et le mot « traître » tagué dans son chai. Depuis, il a vogué vers de nouveaux horizons en direction du Chili. Il affectionne cette terre. Il ne cesse de me dire de venir la visiter tant la viticulture y est reine. J’ai donc reçu du 2012, son premier millésime fini. Quelle émotion en goûtant ce vin. Depuis, j’en ai ouvert trois, tantôt à des œnologues bordelais, tantôt à mes lecteurs. Ces derniers n’ont pas pu s’empêcher de l’avaler. Quant aux professionnels bordelais, seul un sur quatre a reconnu que ce vin n’était pas de Bordeaux. Et franchement, comment ne pas se tromper tant l’équilibre de La Regalona Chili 2012 et sa douceur interpellent.  La couleur est sombre, intense et belle. Le nez offre une grande variété de parfum. Le registre est à la fois floral et mûr, sans dérive ni vers des notes lourdes, ni vers  l’arôme trop exubérant de cassis qui me gêne dans la plupart des vins chiliens. En bouche le déroulé est exemplaire. Minutieux dans son toucher dés l’attaque, caressant et moelleux à la fois, puis franchement fondant et surtout aromatique tel un Margaux, ce vin se développe savoureux tout en distinction tannique, avec une finale au grain fin. Tant d’hédonisme jeune, tant de saveurs éclatantes, tant d’équilibre me semblent rares dans cette région. Bravo à M. Arnaud Escourou. Assemblage : 45 % de cabernet sauvignon, 25 % syrah, 15 % malbec, 10 % carmenère, 5 % carignan. Alcool naturel : 13°5. Production : 6 000 bouteilles dans la vallée de Maule. Elevé en bois neuf treize mois. Les visiteurs du salon vont se régaler. La Regalona arrive en Europe via le salon des Outsiders.


Les vins liquoreux présents au salon
L’événement attire votre attention sur la grande qualité du millésime 2011 qui joue dans la même cour que les 2010. Vous goûterez La Clotte Cazalis, Guiraud et Nairac. Les deux dîners seront encadrés par ces vins liquoreux qui ne me déçoivent jamais.  Jeudi 20 chez Laurent, le Guiraud 2008 (16) sera servi avec des toasts de foie gras à l’apéritif, tandis que le subtil Nairac 2002 (16,75), le meilleur vin du millésime avec Yquem, clôturera sur un millefeuille à la mangue et au piment d’Espelette. Le samedi soir, au Fouquet’s, La Clotte Cazalis 2009 en magnum (16) enchantera sur des toasts au beurre de roquefort dés l’apéritif. Doisy Daëne 2011 (17,25) clôturera le dîner sur une fraîcheur de fruits, sorbet pamplemousse vanille.

Pour lire la suite l’abonnement se prend directement en ligne ( http://www.quarin.com/abonnement.php ) au tarif de 30 euros pour un mois, 90 euros pour l’année.


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L'interview de Jean-Marc Quarin par Liv-ex
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Jean-Marc Quarin Dégustateur diplômé de l'institut d'œnologie de Bordeaux en 1985, Jean-Marc Quarin a acquis une connaissance unique des vignobles avec la capacité de pressentir les meilleurs crus. Reconnu par la presse internationale, il est considéré aujourd'hui comme le plus grand spécialiste des vins de Bordeaux(...). En savoir plus...
 
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