 | Jean-Marc Quarin est né en 1955
dans l’AOC, Châteauneuf du Pape. Ses
parents sont enfants de viticulteur, son père en Italie, sa mère dans
le Languedoc Roussillon.
Adolescent, il passe toutes ses
vacances
à côté de Carcassonne où il fera ses premières vendanges. Après le
bac,
il choisit de devenir Educateur Spécialisé. Ses parents s’installant à
Arcachon, il fait ses études à Bordeaux.
A 25 ans, son
diplôme en poche, il profite de cet environnement réputé pour prendre
ses premiers cours de dégustation. “Je voulais savoir si en
formant mon goût, je continuerais à apprécier les vins que ma famille
m’avait conduit à aimer !”
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En 84-85, il s’inscrit au
diplôme de dégustateur de l’Institut d’Oenologie “pour
connaître les défauts du goût du vin”.
Il l’obtient avec mention. Dans la foulée, il fait un stage de
vinification du millésime 1985 au Domaine de Chevalier à Léognan. Il y
découvre le fleuron des vins blancs secs de l’époque et rencontre
Claude Ricard, grand partisan de l’harmonie et de l’élégance tanique
dans les vins rouges. Il participe aux dégustations d’assemblage du
1984 en présence d’Emile Peynaud. “Je me souviens qu’il
recommanda
un double collage pour arrondir les angles d’un vin totalement dominé
par le cabernet sauvignon. Il est devenu un des meilleurs 84 de
Bordeaux.”
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En, 89, Jean-Marc Quarin termine une licence de Sciences de
l’éducation
par un mémoire de recherche sur la pédagogie de l’enseignement de la
dégustation. Pour exercer, il crée Bordeaux Quintessence.
“Bordeaux
Quintessence est ma période d’identification du patrimoine bordelais
du
goût du vin : cerner les saveurs spécifiques de cette région,
comprendre ce qui différencie les Bordeaux entre eux, puis avec les
vins de France ou de l’Etranger. Je me
servirai de ce référencement pour étayer ma position de critique,
lorsqu'en 1998, je mettrais fin aux activités de Bordeaux Quintessence
pour créer les Carnets de dégustations, le guide indépendant de
l'amateur des vins de Bordeaux, dont je suis l'auteur et
l'éditeur."
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Sa force vient de sa présence
sur le terrain. Elle lui permet de suivre ce qui se passe, d’anticiper
très vite sur le goût du futur vin et de trouver les viticulteurs les
plus soignés. “Le potentiel d’un vin dépend de ce qui a été
fait avant même les vendanges”. Ainsi,
un mois après les vendanges du millésime 2000, Jean-Marc Quarin
publiait un article annonçant la grandeur de l'année, citant même
château Margaux et Cheval Blanc comme de futures stars. En 94, il n'a
pas confondu les tanins musclés du millésime avec ceux d'une grande
année. Il a plébiscité le millésime 95 malgré les pluies de septembre.
En 96, il a très vite compris la qualité exceptionnelle du cabernet
sauvignon dans le Médoc. En 98, il a été le premier à écrire
l'exceptionnelle qualité des Pomerols.
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En 98, la presse salue ses jugements de
dégustateur en le comparant aux plus grands.
Jean-Marc Quarin communique ses appréciations et ses observations dans
ses publications, ses stages de formation et de nombreuses conférences
qu'il anime de par le monde. Pour aider le consommateur à mieux
comprendre le vin, il a créé une structure qui organise des séjours
personnalisés dans le vignoble. "Finalement dit-il, j'utilise
les
valeurs de mon ancien métier, la sensibilité, la pédagogie,
l'humanisme
pour expliquer simplement le vin, son goût, son monde et ses
subtilités."
En 2008, Jean-Marc Quarin a déjà écrit plus de 3 000 pages sur les vins
de Bordeaux et possède une base de données unique de plus de 23 000
commentaires.
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