02/08/2026
Chronique 392
Avec trois canicules depuis fin juin, nos caves surchauffent. Que faire ?
Millésime 2026 : état des raisins dans le Médoc au 31 juillet
Les chiffres fous dépassant les canicules de 2025, 2022 et 2003
Les nouvelles étiquettes de Lafleur déclassé en Vin de France
Les vins du diner d'ouverture du Salon des Outsiders le 19 novembre au Pavillon Ledoyen et de la Master Class du 21 novembre
Chronique 392 (2 août 2026)
Avec trois canicules depuis fin juin, nos caves surchauffent. Que faire ?
La question m'est posée par l'un d'entre vous, installé dans les Pyrénées-Orientales. Malgré l'épaisseur des murs, sa cave semi-enterrée monte trop en température.
Pas de panique. Le monde de la production du vin a ceci d'extraordinaire qu'il a réussi à éduquer les consommateurs pour finir ce que les producteurs n'ont pas su gérer. A défaut de savoir bien stabiliser le vin, il nous a convaincus qu'il convenait de le conserver au frais et dans le noir. Cependant, dans les années 1995 – 2000, avant que les châteaux bordelais ne bâtissent des fortunes et puissent climatiser leur chai d'élevage, je me souviens d'un cru de Pomerol indiquant dans son dépliant publicitaire de bien conserver le vin en bouteille au frais et à 12°. Je consultais ce document à la sortie d'une visite estivale. Nous profitions d'un chai d'élevage frais vis-à-vis de la chaleur extérieure. Or, sa température s'élevait à… 20°. Pour autant je trouvais ces vins bien faits et très bons. Donc point trop n'en faut. Je vous invite à relativiser, à résister à la pression induite par un idéal, hélas trompé par les producteurs eux-mêmes. (Un autre cru, La Conseillante n'a climatisé son chai d'élevage qu'en 2015 !).
Bien sûr, mieux vaut une cave fraîche. Mais je doute que les dépassements temporaires soient rares. La science indique qu'au-dessus de 15 °C, certains processus biochimiques s'enclenchent ; mieux vaut les prévenir, car une fois amorcés, ils ne s'arrêtent plus. Reste à savoir si un consommateur non expert peut les percevoir, et au bout de combien de temps les défauts deviennent assez nets pour être identifiés. Ce doute peut aussi protéger du stress de vouloir trop bien faire. Dans le domaine de la perception, ce qu'un expert juge comme une anomalie peut être vécu par d'autres comme un plaisir. Je connais d'excellents dégustateurs qui ....
Millésime 2026 : état des raisins dans le Médoc au 31 juillet
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Chronique 392 (2 août 2026)
Avec trois canicules depuis fin juin, nos caves surchauffent. Que faire ?
La question m'est posée par l'un d'entre vous, installé dans les Pyrénées-Orientales. Malgré l'épaisseur des murs, sa cave semi-enterrée monte trop en température.
Pas de panique. Le monde de la production du vin a ceci d'extraordinaire qu'il a réussi à éduquer les consommateurs pour finir ce que les producteurs n'ont pas su gérer. A défaut de savoir bien stabiliser le vin, il nous a convaincus qu'il convenait de le conserver au frais et dans le noir. Cependant, dans les années 1995 – 2000, avant que les châteaux bordelais ne bâtissent des fortunes et puissent climatiser leur chai d'élevage, je me souviens d'un cru de Pomerol indiquant dans son dépliant publicitaire de bien conserver le vin en bouteille au frais et à 12°. Je consultais ce document à la sortie d'une visite estivale. Nous profitions d'un chai d'élevage frais vis-à-vis de la chaleur extérieure. Or, sa température s'élevait à… 20°. Pour autant je trouvais ces vins bien faits et très bons. Donc point trop n'en faut. Je vous invite à relativiser, à résister à la pression induite par un idéal, hélas trompé par les producteurs eux-mêmes. (Un autre cru, La Conseillante n'a climatisé son chai d'élevage qu'en 2015 !).
Bien sûr, mieux vaut une cave fraîche. Mais je doute que les dépassements temporaires soient rares. La science indique qu'au-dessus de 15 °C, certains processus biochimiques s'enclenchent ; mieux vaut les prévenir, car une fois amorcés, ils ne s'arrêtent plus. Reste à savoir si un consommateur non expert peut les percevoir, et au bout de combien de temps les défauts deviennent assez nets pour être identifiés. Ce doute peut aussi protéger du stress de vouloir trop bien faire. Dans le domaine de la perception, ce qu'un expert juge comme une anomalie peut être vécu par d'autres comme un plaisir. Je connais d'excellents dégustateurs qui ....


